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ONEE : la banque KfW finance 16,4 MDH pour sécuriser l’eau potable à El Hajeb


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mercredi 25 Février 2026

Dans une région où l’eau devient une ressource stratégique, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE – Branche Eau) vient de lancer un chantier déterminant pour l’approvisionnement en eau potable de la province d’El Hajeb. Avec un budget de 16,4 millions de dirhams financés par la banque allemande KfW, ce projet vise à renforcer les infrastructures hydrauliques et garantir un service plus fiable face à la pression croissante sur les ressources hydriques.



Quand on parle d’eau potable dans une région comme Fès‑Meknès, marquée par des défis climatiques et une demande en constante augmentation, chaque investissement compte. C’est dans ce contexte que l’ONEE – Branche Eau a lancé récemment un projet d’envergure pour améliorer l’approvisionnement en eau de la ville d’El Hajeb à partir du Barrage Driss 1er, mobilisation stratégique de ressources hydriques située à quelques dizaines de kilomètres. Ce chantier est financé par la Banque allemande de Développement KfW et s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des services essentiels au Maroc.
 

D’un coût global de 16,4 millions de dirhams, l’opération ne se limite pas à une simple construction : elle vise à moderniser tout un segment de l’infrastructure existante pour faire face à la pression sur l’eau, qui est, selon des données récentes, un enjeu national majeur en matière de développement économique et de qualité de vie pour les citoyens. Alors que les barrages du pays affichent des niveaux de remplissage encore variables d’une région à l’autre, avec des réserves parfois au‑dessous des moyennes saisonnières, la sécurisation des adductions locales représente une nécessité urgente pour stabiliser l’approvisionnement quotidien.
 

Au cœur du projet se trouvent des ouvrages de génie civil destinés à renforcer la capacité de stockage et de régulation de l’eau entre le barrage et les réseaux urbains : des stations de reprise d’eau seront dotées d’une bâche d’une capacité de 1 000 m³, pensée pour optimiser l’efficacité du pompage et offrir une meilleure régulation des débits, notamment lors des pics de consommation. En milieu urbain ou rural, cette régulation est souvent le talon d’Achille des systèmes d’approvisionnement, avec trop de fuites et de pertes en période de forte demande.
 

Mais l’effort ne s’arrête pas là. Dans le centre d’Agourai, un réservoir semi‑enterré de 500 m³ sera construit afin de renforcer la desserte de cette zone et de ses environs. Cette approche secondaire mais essentielle vient pallier les lacunes des infrastructures existantes en augmentant la capacité de stockage locale et en limitant les risques de perturbations. Pour assurer la pérennité des installations, des loges de gardiennage seront également érigées sur les différents sites, garantissant une gestion optimale et une sécurité accrue des équipements, même en dehors des heures de travail.
 

Selon les responsables de l’ONEE, ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de consolider les infrastructures hydrauliques existantes, d’améliorer la fiabilité du service et de réduire le risque de ruptures dans l’approvisionnement, surtout pendant les périodes de forte sollicitation. C’est là un point crucial dans une province qui dépend largement d’un réseau intégré pouvant être affecté par des variations saisonnières ou des sécheresses localisées.
 

Pour les populations bénéficiaires, l’impact attendu va bien au‑delà de la simple disponibilité de l’eau ; c’est une amélioration tangible de la qualité de vie, un soutien à l’initiative économique locale, et une base plus solide pour l’essor des petites et moyennes entreprises, de l’agriculture familiale, ou encore des services publics. À une époque où l’eau est de plus en plus au centre des stratégies nationales — comme en témoigne le Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Irrigation 2020‑2027 qui mobilise des dizaines de milliards de dirhams à l’échelle du Royaume — ce type de projet illustre la manière dont les financements internationaux peuvent s’articuler avec les priorités locales.
 

Si l’on prend du recul, l’investissement de 16,4 millions de dirhams à El Hajeb apparaît comme une pièce importante d’un puzzle beaucoup plus vaste : garantir l’accès à l’eau dans un Maroc confronté à des défis hydriques accentués par le changement climatique, la croissance démographique et les exigences d’un développement socio‑économique soutenu. Sans minimiser les challenges qui restent à relever notamment en matière de gestion de la demande, de modernisation des réseaux existants, ou de réduction des pertes ce projet démontre une volonté collective d’anticiper les besoins futurs plutôt que de simplement réagir aux crises.

En fin de compte, au‑delà des chiffres et des infrastructures, c’est la vie quotidienne des citoyens qui change. Avec des systèmes plus robustes et mieux gérés, des communautés entières peuvent envisager l’avenir avec plus de sérénité. Dans un pays où chaque goutte compte, des investissements comme celui consacré à El Hajeb ne sont pas seulement techniques : ils sont le reflet d’un engagement à assurer une sécurité hydrique durable pour tous.






Mercredi 25 Février 2026

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